Safran vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2009

Par Mille et une vagues

La délicate approche des côtes du Costa Rica s’est conclue avec succès pour le duo Guillemot – Caudrelier Benac. Dans des vents faibles, ils ont offert à Safran une victoire méritée après 15 jours, 19 heures et 22 minutes d’une intense navigation.

Copyright : Marcel Mochet / AFP / DPPI / Safran

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Le jour s’est levé en France, la nuit bat son plein à Puerto Limon quand Safran franchit la ligne à 2h 52’ et 10’’ (soit 9h 52’ 10’’, heure française). C’est la fin d’un vrai suspense puisque Safran et son poursuivant Groupe Bel naviguaient tous deux « en mode furtif » depuis la veille. Marc et Charles n’avaient donc aucune information sur leur plus dangereux adversaire. « Cela a été dur jusqu’au bout. Avec les orages, la pluie, les trous de vent, il y avait beaucoup d’incertitudes, d’inquiétudes. Maintenant, c’est fait. Avec Charles, on avait dit qu’on revenait pour faire mieux que la dernière fois, on a tenu parole ».

« Jamais un moment de répit »

Cette première place, Marc et Charles sont allés la chercher au bout de la fatigue. « On est complètement rincés. On a vécu dans l’humidité pendant ces 15 jours. Les kinés vont avoir du boulot… Je crois que c’est une des courses les plus difficiles à laquelle j’ai participé. Je ne me suis jamais donné autant sur un bateau ». Marc Guillemot, 50 ans, signe une magnifique victoire enrichissant un brillant palmarès de trente ans de course au large, après son podium du Vendée Globe, exceptionnel sur les plans sportif et humain.
Charles, 35 ans, peut lui aussi savourer cette première place. « Marc est formidable, je le remercie de m’avoir une nouvelle fois invité à bord. Et Safran aussi est formidable. Ce bateau ne nous a jamais trahi. Il a encaissé des chocs incroyables et il nous a fait vivre des surfs magiques. Je ne pensais pas qu’on pouvait le mener aussi durement. Il n’y a jamais eu un vrai moment de répit, surtout pas cette dernière nuit ».

« De bons bords, de bons choix de voile »

Copyright : Marcel Mochet / AFP / DPPI / Safran

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« Il y a toujours deux grands moments dans une course, le départ et l’arrivée, explique Marc. Entre ces deux points, il y a la satisfaction des bons bords, des bons choix de voile, et celle d’être sorti en tête du gros coup de vent. Et puis la joie de tenir à distance Groupe Bel, de tenir la pression alors que les conditions de navigation ont tout le temps été difficiles ». Sur cette édition, le routage extérieur était pour la première fois interdit. Sylvain Mondon, ingénieur Météo France attaché au Safran Sailing Team, est un professeur heureux. «De mon point de vue, cette victoire est très largement méritée. Ils ont fait incontestablement la plus belle route de tous ».

Dès leur arrivée, Jean-Paul Herteman, Président du directoire du groupe Safran, a remercié les deux vainqueurs : « Je vous transmets toutes les félicitations de Safran et des 55 000 hommes et femmes qui le composent pour cette fantastique victoire, acquise à l’issue d’une course marquée par des conditions météo difficiles et une compétition extrêmement intense. C’est la consécration de votre talent et de votre professionnalisme mais aussi d’un partenariat « pas tout à fait comme les autres » entre la très grande entreprise technologique française qu’est Safran et le marin d’exception qu’est Marco. Très sincèrement, un grand merci ! »

La course de Safran en chiffres

Temps de course : 15 jours 19 heures 22 minutes 10 secondes

Vitesse moyenne sur la route directe : 12,46 nœuds

Vitesse moyenne réellement parcourue : 13,87 noeuds

Distance parcourue : 5263 milles

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